dimanche 11 novembre 2007

Happy Happy Joy Joy!

(message en Français un peu plus bas)

In the summer of 2006, I met a fellow RCM player, who like most of the male RCM players, hailed from France. Without the long story, we decided that we should give things a try and he came to stay with me in Canada. Nothing came more natural, and I could not have imagined life any differently.

After finishing a PhD (him, not me), adopting a crazy dog, surviving a stage in dietetics, moving to a new apartment, changing jobs, and studying like mad, we have grown a little closer, changed for the better (me, not him) and still, I cannot imagine life any other way.

So yesterday, when Joan asked if I was sure that I wanted to marry him, down on one knee (him, not me) all I could do was nod my head emphatically.

Here's a picture of my fiancé and I today, at Vieux Montréal:


Un petit mot du-dit fiancé pour confirmer ce qui a été évoqué précédemment. Les choses se font très naturellement et cette décision de nous marier (hi hi) me semble être la suite logique de notre rapide cohabitation.

Nous n'avons aucune certitude sur où nous serons dans un an ou deux, aucun besoin absolu de rester au même endroit plus de quelques années, mais en tout cas le souhait d'y aller tous les deux, mitaine dans la mitaine.

samedi 25 août 2007

mardi 14 août 2007

Nouvelles d'été


Bonjour,

j'espère que vous allez bien et que vous aurez l'occasion de tomber sur ce post l'un de ces quatre. Je suis resté silencieux sur ce blog car je souhaiterais donner une nouvelle tournure à celui-ci à la rentrée, mais je ne sais pas encore sous quel format ni avec qui.

En tous les cas, j'en profite quand même pour donner quelques nouvelles.
L'été se passe ma foi assez bien sur Montréal. Au mois de juillet, Kirsten était en stage dans deux hôpitaux différents pour se former à son futur métier de diététicienne. Dans la première quinzaine, cela consistait à faire le tour des patients et d'essayer de discuter avec eux du régime le plus adapté à leur maladie. La deuxième quinzaine à l'hôpital des enfants, il s'agissait davantage de s'assurer en cuisine de la qualité des aliments et du respect des conditions d'hygiène.

Ce fut un mois chargé pour elle, beaucoup moins pour moi, me contentant principalement de commencer à réfléchir à mes futurs enseignements et à bagarrer terrible pour obtenir un permis de travail et pouvoir travailler légalement dès septembre. C'est maintenant chose faite. Pour cela, il nous a fallu nous rendre à la frontière américaine, ressortir du pays et rerentrer pour faire la demande de permis. Au final, nous aurons vu des Etats-Unis un grand rond-point et un douanier patibulaire, qui n'apprécia que moyennement les différents visas de mon passeport, et dans le même temps ne regarda même pas celui de ma compagne, ayant l'immense qualité d'être canadienne. Bref, maintenant j'ai (presque) tout et je peux me concentrer sur le boulot.

Le boulot justement, consiste à enseigner la microéconomie à des étudiants de première année. L'approche que je dois proposer est radicalement différente de celle enseignée en France, et ce n'est vraiment pas pour me déplaire. Ici, pas de maths, juste une présentation des idées de base de la micro avec un maximum d'exemples. Certes le bouquin a été écrit par l'un des conseillers économiques de Bush (Mankiw pour ne pas le nommer) mais au niveau pédagogique, c'est assez blindé. En plus, pour mon cours en Anglais, je vais aussi utiliser une application nommée Aplia, créée par Paul Romer pour ceux qui connaissent, et qui offre chaque semaine une base d'Exercices auto-corrigés sur Internet, ainsi que des articles de journaux à commenter et tout un tas d'autres applications que je ne maitrise pas encore.
Je serai à Ottawa pour enseigner du lundi au mercredi et le reste de la semaine à Montréal.

Montréal, où la saison des festivals touche à sa fin. Nous avons pu voir un certain nombre de concerts, et notamment The Police et Manu Chao en formation rock, puis un certain nombre de petits groupes et différents évènements. Maintenant, place au festival des films du monde à la fin du mois.

Au niveau rugby, la saison bat son plein et se déroule bien pour tous les deux. Les filles viennent d'atteindre la finale, et joueront dans 15 jours contre Sherbrooke. Côtés gars, nous sommes encore dans le championnat et je joue réglièrement au poste de demi de mêlée.

Enfin, le chien se porte bien et semble très excité à l'idée de partir en vacances cette fin de semaine. Au menu, trois jours dans un parc naturel de l'Ontario, à faire du canoë, de la marche et à tuer des ours avec un couteau suisse. On essaiera aussi de se faire des barbecs, et pis de se baigner dans une eau à 12 degrés. Ce seront nos seules vraies vacances de l'été, j'espère qu'on pourra en profiter.

Bises,
à bientôt,
Joan

mercredi 20 juin 2007

Docteur


Bonjour,

avec autant de surprise que lors d'une élection présidentielle en Union Soviétique, j'ai été honoré du grade de docteur en sciences économiques cet après-midi, avec mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité.

Le rituel a duré environ deux heures, présentation et questions incluses. La cérémonie fut suivie d'un pot, qui ne s'éternisa pas lui non plus.

Adieu le monde étudiant, bienvenu aux places de cinéma plein tarif.

10 ans après le bac, la boucle est bouclée.

Bises,
Joan

lundi 4 juin 2007

Halifax


La semaine dernière, j'ai passé deux jours en conférence à Halifax, capitale de la Nouvelle-Ecosse au Canada. Enfin, deux jours, surtout un jour de conférence sur lequel je ne vais pas trop m'attarder et un autre à me promener dans cette ville, ce qui était bien plus intéressant même si la conférence n'était pas mal du tout. Bref. Le point est que je voulais ici détailler trois éléments marquants de l'histoire de cette ville qui me semblaient assez intéressants.

Dans l'ordre chronologique, commençons par le commencement et évoquons le premier de ces éléments. La ville d'Halifax a été fondée en 1749 de toutes pièces par les anglais, de façon à développer ces nouvequx territoires qu'ils venaient de récupérer aux Français à la suite du traité d'Utrecht. En effet, Halifax, et plus généralement toute la Nouvelle-Ecosse, était au départ le territoire accaparé par les Français pour fonder l'Acadie.

Les acadiens, après le traité, se sont fait tout petits et voulaient tranquillou cultiver leur jardin en priant leur Dieu mais nos amis d'Albion jugèrent que ce n'était pas suffisant et décidèrent de les déporter. En 1755, c'est le début du Grand Dérangement, soit le déportement de plusieurs milliers de familles acadiennes installées en Nouvelle Écosse, et déplacées là où on voulait bien d'elles, soit vers la Nouvelle-Angleterre, vers la France ou même vers la Louisiane, ce qui a donné naissance aux Cajuns.

Aujourd'hui, c'est au Nouveau-Brunswick, une province voisine de la Nouvelle-Ecosse que l'on trouve le plus de descendants des acadiens, et c'est d'ailleurs la seule province canadienne ayant deux langues officielles, le français et l'anglais.

Deuxième évènement, l'explosion de 1917. En pleine Première Guerre Mondiale, une collision dans le port de Halifax entre un bateau norvégien et un bateau français chargé de munitions occasionna la plus grosse explosion d'origine humaine jusqu'au lancement de la Bombe atomique. L'explosion a fait 2000 morts et 9000 blessés et elle a été entendue à 460 km de là.

Enfin, dernier évènement, beaucoup plus anecdotique, c'est vers Halifax que furent ramenés les restes humains et matériels du Titanic, et c'est donc dans le musée des activités maritimes sur le port que l'on peut y trouver quelques vestiges du Titanic.

Je ne manquerais pas de vous signaler non plus que c'est à Halifax que l'on fabrique la bière Alexander Keith, une bière rousse qui se laisse tout à fait boire pour un prix des plus raisonnables. Donc, un séjour bref mais fort sympathique dans cette ville aux activités portuaires encore nombreuses. Cela donne envie d'aller y passer des vacances, peut être bien un peu cet été, et notamment pour y goûter le homard, spécialité du coin que ma grosse envie de Fish and Chips m'a empêché de goûter.

J'en finis donc de cette chronique guideduroutardesque,

Bises, Joan

jeudi 24 mai 2007

Grève à la STM


Bonjour,

depuis mardi, les employés d'entretien de la Société des Transports de Montréal sont en grève. Autrement dit, il y a grève dans les transports en commun de par ici. C'est la 14ème grève en 40 ans d'existence de la STM.

Contrairement à la France, mais peut être plus pour longtemps, existe ici le service minimum. En pratique, au moment du préavis de grève, le syndicat a dû proposer à une autorité de régulation les horaires sur lesquels il s'engageait à assurer un service. Concrètement, les métros et bus fonctionnent normalement aux heures de pointe, soit en tout 9 heures par jour (de 6 à 9, de 15 à 18 et de 23 à 1 heure), semaine et week-end. Le reste du temps, aucun transport n'est assuré.

Ceci m'amène à deux réflexions à la louche : la première concerne l'impact d'un service mimimum sur la durée d'une grève. Je me demande s'il existe des études là-dessus.
La deuxième, qui est liée à la première, concerne l'efficacité de la grève comme moyen de pression. A Montréal, cette grève est très mal percue par les citoyens, qui se sentent visiblement assez lésés de la simple absence de transports en commun aux heures creuses. On se faisait par contre la réflexion entre français qu'une grève en France qui assurerait des transports aux heures de pointe ne serait sans doute pas jugée très perturbatrice, et donc ne donnerait finalement que peu de moyens de pression aux syndicats.
Est-ce à dire que la seule issue serait alors une grève longue s'étendant sur plus de jours ? A mon avis, la question mérite d'être étudiée avant de discuter de la mise en place d'un service minimum.

Bises, Joan

p.s. Avec Kirsten, on s'en fout un peu, on fait maintenant tout à vélo. 250 bornes au compteur pour ma part, c'est plus que sur ces 20 dernières années.

reportage radio rugby club montréal


Bonjour à tous,

un reportage sur notre club de rugby qui vient de passer sur radio-canada, le france inter du coin.

En fond sonore, on peut éventuellement entendre mon petit accent chantant. C'est juste dommage qu'ils aient coupé au montage le "A poil !!" que nous avions tous repris en coeur vis-à-vis de la gentille journaliste ;-)

http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/document.asp?docnumero=37836&numero=62


Bises,
Joan